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Renouvellement de la forêt

Le Canada est un pays de forêts.

D’une côte à l’autre, nous avons plus de 250 millions d’hectares de terres forestières productives qui s’étendent sur huit grandes régions forestières et représentent 10 % des forêts de la planète. Nos forêts constituent l’habitat d’innombrables espèces fauniques, servent à filtrer le plus important approvisionnement en eau douce de la planète et incarnent des valeurs récréatives et spirituelles uniques. Et tout cela en créant plus de 200 000 emplois au Canada dans les secteurs du bois d’œuvre, des pâtes et du papier.

Voilà pourquoi un aménagement forestier responsable et durable demeure une priorité absolue pour l’industrie forestière et pour le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux.

Cet accent mis sur l’adoption de bonnes pratiques en foresterie a aidé les professionnels de la foresterie à évoluer et à se perfectionner avec le temps tout en demeurant fidèles à leur mission fondamentale : assurer une gestion prudente et durable de la valeur environnementale, économique et sociale que représentent nos forêts. En considérant toutes les options et en évaluant chaque peuplement de façon individuelle tout au long de sa croissance, les professionnels de la foresterie créent des plans à long terme qui s’étendent sur 80 à 100 ans pour assurer le renouvellement et la régénération des forêts pour les générations à venir.

Les retombées économiques et les emplois liés aux ressources forestières découlent de la récolte d'environ 740 000 ha chaque année au Canada (soit 0,3 % des forêts exploitables). Cela représente moins de 1/5 de la superficie annuelle soumise aux feux de forêt, et moins de 4 % de la zone touchée par les insectes. La superficie du territoire forestier que l'on considère comme étant exploitable est soigneusement calculée en soustrayant de la croissance forestière annuelle les pertes causées par les feux, les insectes, les maladies et d'autres causes. Tout comme un compte en banque, on considère que la forêt est gérée de façon durable lorsque le capital (stock de bois sur pied) est maintenu et que seuls les intérêts (croissance nette) sont « récoltés ».

L'accent mis sur les bonnes pratiques, qui ont fait l'objet de recherches approfondies, permet à nos forêts d'être pérennes, saines et productives tout au long de leur cycle de vie. Voici des exemples de pratiques exemplaires :

Le Canada compte de nombreux types de forêt différents dans les huit principales régions forestières. Les essences d’épinette et de pin forment près de 60 % de notre couvert forestier en volume (http://nfdp.ccfm.org/) et fournissent une matière première importante pour l’industrie forestière, en plus d’offrir des habitats fauniques essentiels pour de nombreuses espèces. (Photos : Doug Pitt).


Récolte sélective

  • Coupe partielle de certains arbres de façon à créer des conditions favorables pour des essences comme l’érable, le cèdre et le pin blanc.
  • Ce type de récolte donne lieu à des conditions de lumière et de sol qui ressemblent aux conditions résultant de perturbations naturelles de la forêt relativement petites comme de petits feux souterrains, des incidences dispersées d’une maladie ou des vents violents.
  • En général, de telles forêts sont laissées à elles-mêmes afin de se régénérer naturellement à partir des semences provenant d’arbres environnants.
  • Au Canada, ce type de récolte se pratique sur environ 60 000 ha chaque année.
ins conifères ont besoin d’un ensoleillement partiel pour leur survie et leur croissance, comme le pin blanc et l’épinette rouge. La récolte sélective, comme cette coupe progressive, crée de petites ouvertures dans l’étage supérieur mature, de la même manière que le font les petites perturbations comme les feux d’intensité légère à modérée, les incidences dispersées de maladie ou les vents violents. (Photos : Doug Pit).


Coupe à blanc

  • Enlever tous les arbres d’une zone donnée afin de créer des conditions qui favoriseront des essences feuillues comme le peuplier et le bouleau, ainsi que des résineux comme l’épinette et le pin rigide.
  • Ce type de récolte donne lieu à des conditions de lumière et de sol qui ressemblent aux conditions résultant de perturbations naturelles de la forêt comme des feux plus étendus, des infestations d’insectes de grande ampleur ou des vents extrêmes.
  • En général, de telles forêts sont ensemencées ou reboisées avec des semis des essences désirées ou elles sont laissées à elles-mêmes afin de se régénérer naturellement à partir des semences disponibles ou par taillis. Au Canada, 2 % de la superficie récoltée est ensemencée directement, 53 % est reboisée et 45 % se régénérera naturellement.
  • Au Canada, ce type de récolte se pratique sur environ 680 000 ha par année.

Par ailleurs, les activités d’aménagement forestier se poursuivent tout au long du cycle de vie du peuplement. Les aménagistes forestiers ont recours à bon nombre d’autres techniques pour assurer des peuplements forestiers en santé depuis les semis jusqu’à la maturité de la forêt. Par exemple :

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Site de régénération d’épinettes reboisé après une coupe à blanc


Soins sylvicoles (gestion de la végétation) pour réduire la concurrence en utilisant des outils comme le brûlage dirigé, la coupe et les herbicides;

  • Sur les sites où il est déterminé que la meilleure approche pour renouveler la forêt est le reboisement, il est important de voir à ce que les arbres plantés reçoivent les ressources nécessaires en quantité suffisante (lumière du soleil, eau, nutriments et espace). En peu de temps, de nombreuses espèces végétales pionnières (graminées, framboisier, cerisier de Pennsylvanie, peuplier) font concurrence aux arbres plantés, ce qui limite grandement la disponibilité des ressources dont l’arbre planté a besoin pour survivre et croître. Les professionnels de la foresterie emploient une diversité de méthodes pour atténuer l’impact des espèces végétales pionnières, y compris la préparation du terrain avant le reboisement, la plantation de semis de qualité et les traitements herbicides.
  • Chaque zone plantée est surveillée pour s'assurer qu'elle n'est pas menacée par la végétation concurrente. Si on détermine que les arbres plantés souffrent de la végétation concurrente, on procède alors à un traitement. Une zone plantée est généralement traitée 1 ou 2 fois pendant sa durée de vie, qui va de 40 à 80 ans.


L’éclaircie pour influencer la composition des essences et l’espacement des arbres de façon à favoriser la croissance au moyen d’une coupe sélective;


Protection contre les incendies, les insectes (link to budworm website) et les maladies.


En planifiant soigneusement l’utilisation de ces techniques réglementées, les aménagistes forestiers s’assurent que les forêts canadiennes demeurent une saine mosaïque de forêts de types et d’âges différents. Ainsi, la forêt aura une plus grande résilience naturelle aux perturbations tout en fournissant à la faune indigène la diversité des habitats qui est essentielle pour assurer la robustesse des espèces fauniques.

Le Canada continue à être un chef de file mondial dans le domaine des pratiques d’aménagement forestier durables. Grâce à une recherche scientifique soutenue, la surveillance du gouvernement et l’utilisation responsable de ces pratiques exemplaires, nos forêts continueront à offrir des avantages économiques, des possibilités de loisirs et des bienfaits sur le plan de la conservation pour des générations à venir.