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Est-ce que je devrais m’inquiéter si je mange des baies qui ont été pulvérisées?

Catégorie : La santé

Santé Canada a déterminé que la consommation de baies (p. ex. : bleuets, framboises) pulvérisées lors d’applications en foresterie n’est pas préoccupante pour la santé humaine. Cette conclusion vaut aussi bien pour la consommation d’une grande quantité de baies en une seule fois que la consommation de portions plus petites sur une longue période.

Les règlements sur les pesticides sont toujours établis selon un principe de précaution; cela signifie que l’intention est toujours de minimiser autant que possible l’exposition humaine directe et accidentelle dans le contexte de l’utilisation envisagée du pesticide. L’herbicide glyphosate peut être utilisé sur de nombreux aliments pour lesquels on a établi des limites maximales de résidus (la quantité de résidus de pesticide légalement autorisée dans ou sur une culture vivrière).

À l’instar des principaux organismes de réglementation dans le monde, l’ARLA établit des doses de référence, qui définissent les concentrations de résidus de pesticide auxquelles une personne peut être exposée au cours d’une seule journée (exposition aiguë) ou durant toute sa vie (exposition chronique) sans éprouver d’effets nocifs importants sur sa santé. De manière générale, l’exposition alimentaire au glyphosate provenant de la consommation de nourriture et d’eau est acceptable si elle représente moins de 100 % de la dose de référence aiguë ou de la dose de référence chronique (dose journalière admissible ou DJA). L’ARLA a estimé l’exposition potentielle aiguë (à court terme) et chronique (à long terme ou toute la vie) au glyphosate par le régime alimentaire en se basant sur les résidus de glyphosate et les métabolites pertinents observés dans les cultures traitées et l’eau potable. L’exposition chez différentes sous-populations, y compris les enfants et les femmes en âge de procréer, a été prise en compte. L’estimation de l’exposition aiguë par le régime alimentaire (c’est-à-dire par consommation de nourriture et d’eau potable) au 95e centile représente 31 % de la dose aiguë de référence (DARf) pour les femmes de 13 à 49 ans et varie entre 12 et 45 % de la DARf pour tous les autres sous-groupes de la population. L’estimation de l’ARLA montre que la somme de l’exposition des sources alimentaires et de l’eau représente seulement un huitième à une moitié d’un niveau d’exposition sans effets nocifs attendus pour la santé. L’ARLA a aussi estimé que l’exposition chronique par le régime alimentaire pour la population générale représente 30 % de la dose journalière admissible (DJA). Les estimations de l’exposition chronique pour les sous-groupes de la population vont de 20 % de la DJA (pour les adultes de 50 ans ou plus) à 70 % de la DJA (pour les enfants de 1 ou 2 ans). L’ARLA a conclu que les risques aigus et chroniques par le régime alimentaire ne sont pas une préoccupation.

Comme les produits à base de glyphosate utilisés en foresterie sont également utilisés en milieu agricole, on peut penser que les études sur l’exposition au glyphosate par les aliments (fruits et légumes ayant fait l’objet d’un traitement direct au glyphosate) visent également l’exposition possible aux résidus accidentels sur les baies suivant une utilisation en foresterie. Par conséquent, l’exposition accidentelle possible provenant de la consommation de baies n’est pas une préoccupation.

En avril 2015, l’ARLA a publié son plus récent examen du glyphosate et déclaré que le poids de la preuve montre que le glyphosate ne présente pas un risque inacceptable pour la santé humaine. L’examen intégral du glyphosate par l’ARLA se trouve ici, ou veuillez cliquer ici pour une version sommaire de l’examen par l’ARLA.